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Date de création : 04.09.2008
Dernière mise à jour : 06.11.2009
290 articles


Retraite Gouvernement/Système des NU. "Unis dans l'action"

Publié le 06/11/2009 à 17:02 par webcomores
Retraite Gouvernement/Système des NU. "Unis dans l'action"
Le coordonnateur du système des Nations unies, les représentants résidents et non résidents des agences du Snu et le gouvernement comorien se sont rencontrés à l'hôtel Itsandra dans une mini retraite de deux jours pour évaluer les avancées réalisées et les défis à relever après la série des retraites organisées conjointement cette année entre le Snu et les autorités comoriennes.
Au cours de ces deux jours de travail, l'équipe pays du Snu entend valider le processus d'élaboration du programme unique ainsi que les nouvelles structures opérationnelles pour mieux appuyer les divers programmes des agences. Selon le coordonnateur du Snu, Opia Mensah Kumah; '’durant ces deux jours, nous comptons valider le programme unique, la note conceptuelle, définir les grandes lignes du programme, le budget requit, ainsi que le processus de mobilisation des fonds pour pouvoir appuyer les Comores depuis 2010'' déclare Opia M. Kumah.
Le ministre des affaires étrangères Ahmed Ben Said Djaffar rappelle que dans la déclaration d'Ylang Ylang en mai 2009 le gouvernement comorien s'était engagé et a inscrit dans le dynamique d'appui et de soutien à la réforme des Nations unies en mobilisant tous ses efforts pour garantir le succès du processus engagé pour faire de l'Union des Comores un exemple réussi de l'initiative 'unis dans l'action'.

Source: Alwatwan


Pèlerinage 2009 :460 pèlerins attendent toujours…

Publié le 05/11/2009 à 17:34 par webcomores
Moroni, jeudi 5 novembre 2009 (HZK-Presse) – Aucun accord n’avait encore été trouvé hier soir, sur la grave crise du pèlerinage. Le bras de fer engagé par le Syndicat national des agences de voyages (SNAV) continue, malgré l’espoir suscité par l’ouverture d’une ultime négociation par le gouvernement, hier mercredi à l’issue d’un conseil de ministres qui n’a pas réussi à dénouer la situation.

A quelques heures du départ de la mission diplomatique saoudienne chargée de délivrer les visas d’entrée en Arabie saoudite, chaque partie a campé sur ses positions laissant très peu de marge à un improbable compromis, pendant que ladite mission s’apprêtait à quitter Moroni ce jeudi 05 novembre, soit la veille du départ annoncé du premier contingent de nos pèlerins.

Le gouvernement persiste et signe dans sa volonté d’imposer aux agences de voyage sa proposition. « Aucun visa ne serait délivré aux candidats au pèlerinage s’ils ne versent pas l’argent demandé du package sur un compte bloqué ouvert à Exim-bank à Moroni », a-t-on indiqué à La Gazette hier soir, dans les couloirs du ministère des relations extérieures où se poursuivaient les discussions.

Cette mesure est vivement critiquée par les agenciers de la place réunis autour du Snav, et qui revendique un effectif de 460 candidats inscrits sur les 600 déclarés dans les manifestes des agences. La commission gouvernementale chargée du dossier n’aurait enregistré à ce jour qu’un chiffre dérisoire de quelques 80 pèlerins.

Face à cette situation qui risque de tourner au fiasco comme nous l’écrivions déjà la semaine dernière, c’est le désarroi total. La colère monte chaque jour contre les organisateurs du voyage des lieux saints, que ce soit du côté des agences ou du gouvernement, et l’on se rend compte que l’enjeu est de taille.

Les professionnels veulent en découdre avec NAS Globe, un opérateur jusqu’ici inconnu du milieu à qui le ministère chargé des affaires islamiques a attribué dans l’opacité totale le marché du pèlerinage. C’est ainsi que le directeur de l’agence Matembezi se dit solidaire avec le SNAV. L’arrivée à Moroni hier du directeur général de la compagnie Yémenia avec qui le SNAV a déjà engagé des négociations très avancées pour le transport « aller et retour » des 460 candidats, pourrait résoudre l’énigme par la confirmation des réservations des billets et du plan de vol selon des sources proches du dossier !

La directrice adjointe de l’agence GTI martèle : « Le visa d’entrée en territoire saoudien a été toujours gratuit partout ailleurs et non utilisé comme objet de chantage, comme semble vouloir le faire le gouvernement comorien, qui a intérêt à faciliter et garantir les conditions de voyage de nos pèlerins, et surtout s’occuper des démarches administratives en cas de besoin ».

Car les agences ne comprennent pas la motivation des mesures prises par les autorités comoriennes à travers le contrat conclu le 29 octobre dernier entre le ministre des affaires islamiques Abdouroihmane Ibrahim et la représentante de NAS-Glob, Dr Navin Harbi [dont La Gazette s’est procuré une copie, voir fac-similé]. Ce document recommande à la direction d’Exim Bank l’ouverture « d’un compte bloqué afin de verser la somme destinée au pèlerinage jusqu’à ce que la compagnie NAS Globe remplisse sa condition c'est-à-dire jusqu’à ce que le vol charter atterrisse à l’aéroport prince Saïd Ibrahim (Hahaya)».

Et le même courrier de préciser que « NAS Glob Inc a été désignée par l’Etat comme étant l’organisateur du pèlerinage pour l’année 2009 ». Une exclusivité dénoncée dans un communiqué par la Fédération du secteur privé comorien (FSPC) comme « contraire aux règles de passation de marché, et ce au mépris des agences de voyages existantes sur le marché comorien ».

A.Nabahane
051109/an/hzkpresse/9h00

Conférence de presse du parti Ridja :Pas de stabilité sans la tournante de Mohéli

Publié le 05/11/2009 à 17:22 par webcomores
Moroni, jeudi 5 novembre 2009 (HZK-Presse) – « L’alternance démocratique en mai 2010 est irréversible ». Cette déclaration est de Saïd Larifou, le leader du parti Ridja [Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie], lors d’une conférence de presse qu’il a tenu hier matin au siège de son parti. Cette rencontre avec la presse fut l’occasion, pour ce parti d’opposition de s’exprimer par rapport aux législatives en cours et les prochaines élections présidentielles.

Cette formation politique a affiché sa détermination à défendre fermement le respect de la constitution. « Tant que Mohéli n’aura pas exercé sa présidence tournante conformément à l’accord cadre de Fomboni, il n’y aura pas de stabilité dans ce pays », a estimé Saïd Larifou. Entouré de ses proches collaborateurs, il a annoncé le lancement officiel de la « consultation populaire et nationale pour une alternance démocratique aux Comores en mai 2010 ».

Cette initiative dont il avait déjà évoquée la finalité, il y a quelques jours au même endroit, consistera à recueillir par pétition des milliers de centaines de signatures favorables à ce changement de régime l’année prochaine. Certaines personnes ont déjà apposé leurs signatures sur ce document. « Nous tablons sur 200 000 signatures », a-t-il avancé. Une autre opération sera lancée parallèlement. Des bulletins de vote imprimés par les soins du parti seront distribués dans les villes et villages de l’archipel et les personnes intéressées auront à choisir par « oui » ou « non », si elles acceptent l’alternance en mai 2010.

Concernant les législatives en cours le leader du Ridja a déclaré la présence de certains candidats de son parti dans cette course vers le palais du peuple. « Le Ridja aura des candidats dans certaines circonscriptions et dans d’autres nous soutiendrons des candidats de l’opposition dont nous partageons le même combat », a-t-il fait savoir sans préciser le nombre de leurs candidatures. « Les militants du parti Ridja seront présents dans toutes les circonscriptions de l’archipel lors de la campagne électorale. La couleur rouge et verte du parti sera partout », a ajouté Me Larifou.

Le capitaine du parti Ridja s’est également exprimé sur d’autres sujets d’actualité notamment le mouvement de grève des pêcheurs dont son parti s’est déclaré « solidaire ». Mais également, sur la société Albalad qui a « annoncé son intention de procéder à des relevés nominatifs et informatisés des Comoriens ». « C’est pour quel objectif ? Où ont-ils obtenu l’autorisation pour cela ? En tout cas, nous ne tolérerons pas de tels actes », a-t-il déclaré ajoutant que le « Ridja portera cette affaire devant la justice qui tranchera ».

Abondant dans le même sens, il a exprimé « ses doutes » par rapport aux financements du journal Albalad, ce quotidien du groupe Comoro Gulf Holding distribué gratuitement dans l’archipel depuis plus d’un an. « Ils veulent tuer la presse locale », a-t-il plaidé. « Cela doit interpeller nos juges. Il y a une nécessité de mener une enquête pour savoir comment ils arrivent à tenir leurs engagements auprès de leurs partenaires », juge Larifou.


Cet avocat s’est aussi interrogé sur les fonds dits de la « citoyenneté économique ». « Nous voulons savoir l’identité de ces personnes qui obtiennent nos passeports. Qui collecte les fonds et où sont-ils versés ? Au trésor public ? Car en dehors de ce circuit, nous pouvons parler de détournement de deniers publics », a enchaîné l’avocat. Une série de questions qui restent sans réponses et dont le parti Ridja s’est engagé à les présenter devant les juges pour qu’ils tranchent.

S.A.
051109/sa/hzkpresse/6h00

Pèlerinage 2009 :Les agences de voyage tirent la sonnette d’alarme

Publié le 04/11/2009 à 18:01 par webcomores
Moroni, mercredi 4 novembre 2009 (HZK-Presse) – Les responsables des agences de voyages ne se lasseront jamais de tirer la sonnette. Quatre jours après leur rencontre avec les pèlerins au foyer des femmes de Moroni, ces voyagistes, regroupés au sein du syndicat national des agences de voyages (Snav), ont tenu une conférence de presse, hier après midi, pour attirer l’attention du gouvernement sur les risques d’échec du déplacement de nos pèlerins à la Mecque.

En fait, jusqu’ici, un bras de fer qui ne dit pas son nom s’est installé entre le gouvernement ou plutôt, « certains membres de l’équipe gouvernementale », nuance Abdallah Mohamed Kassim, le président du Snav, et les responsables des agences de voyages qui se sont attribués la mission d’organiser le voyage vers la Mecque. Et ce sont les pèlerins qui risquent de payer fort.

A bien écouter ces responsables, c’est l’argent des pèlerins qui est au centre de cette controverse. « Nos clients ont effectué toutes leurs démarches administratives et nous avons envoyé leurs passeports à la commission nationale chargée du pèlerinage pour la délivrance des visas saoudiens », a expliqué Abdallah Mohamed Kassim. Il reste que l’octroi de ce sésame aux pèlerins serait conditionné au versement de l’argent nécessaire à ce voyage vers les lieux saints de l’Islam à Nas Glob, cette « agence étrangère » à qui le gouvernement à accordé l’exclusivité du transport des pèlerins.

Une idée dont les voyagistes ainsi que leurs clients n’admettent pas. « Nous n’avons jamais traité une affaire commerciale avec Nas Glob et nous refusons de lui confier l’argent de nos clients », déclare le président du Snav. Il a appelé par la même occasion les autorités politiques à « faire preuve de sagesse pour éviter des déconvenues aux pèlerins ».Une campagne indiquant que les visas ne seront pas attribués aux pèlerins qui refusent de se plier à cette exigence serait menée actuellement dans les médias publics. Et Pourtant, indique, M. Kassim, les visas sont gratuits.

La mission saoudienne chargée des visas devra partir demain, jeudi, alors que jusqu’ici plus de 600 pèlerins les attendent toujours. Il en est de même pour la compagnie qui devra assurer leur transport. « Nous avons toujours accordé notre confiance aux agences de voyages qui sont sur place notamment Yemenia, Ario, Comores Aviation etc… », indique Mohamed Moina, gérant d’une agence de voyage. L’enjeu de cette bataille est la sauvegarde d’un secteur au sein duquel certains d’entre eux exercent depuis des années et qui se trouvent du jour au lendemain forcé de céder leur place à une « intruse » sans référence dans le domaine.

« Nous ne sommes pas contre l’arrivée des étrangers mais ils doivent se conformer au règles établis dans le pays », indique Abdallah Mohamed Kassim, pour qui leur démarche s’inscrirait dans « une logique citoyenne ». En tout cas, ces responsables d’agences soutiennent que « jusqu’ici, rien n’est encore perdu pourvu que le gouvernement se ressaisisse et adopte une attitude responsable ». « Nous avons engagé des discussions avec Yemenia depuis longtemps et ils sont disposés à transporter nos pèlerins », confie Mohamed Moina.

S.A.
031109/sa/hzkpresse/6h00

Elections législatives : Jour J- 32 La CENI exige un code de bonne conduite aux médias

Publié le 04/11/2009 à 17:59 par webcomores
Moroni, mardi 3 novembre 2009 (HZK-Presse) – La commission électorale nationale indépendante (CENI) profite de l’accalmie d’avant élection pour dérouler toute une campagne de sensibilisation. La première cible de la liste qui risque d’être longue est la presse. Ce mardi, cet organe chargé de l’organisation des élections a invité dans un atelier tous les médias de Ngazidja. Cette rencontre avait comme objectif de mettre en place un code de bonne conduite pour les journalistes pendant cette période électorale souvent sensible et critique.

« La CENI est consciente du rôle très important de la presse qui est considérée comme le 4e pouvoir. C’est pourquoi, elle veut travailler en étroite collaboration avec les médias pour des élections libres et démocratiques », assure le vice-président de la CENI à l’ouverture de cet atelier tenu au palais du peuple de Hamramba. La CENI a fait une proposition des règles à respecter durant les prochains jours pendant les législatives en matière de couverture de la campagne électorale.

Il s’agit de 10 principes tirés du code de l’information. Ces dispositions sont relatives au comportement du journaliste, sa neutralité, son impartialité et surtout au traitement égal de tous les candidats. Mais rapidement, l’application de ce code a heurté quelques limites. Le représentant de Djabal TV a soulevé quelques exceptions par rapport à certaines dispositions. Par rapport au temps d’antenne des candidats, le rédacteur en chef de la télévision d’Iconi estime « qu’il est impossible de respecter ce principe. Le temps d’antenne est dicté par le plus offrant. C’est le moment pour la télé de se faire une santé financière pour les médias privés. Si la CENI voudrait partager équitablement le passage des candidats dans les médias privés, elle doit au moins les subventionner ».

L’autre souci qui se présente dans ce code de bonne conduite, c’est sa valeur juridique. Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative est prise mais les violations ne sont jamais suivies d’effet. Cette fois le commissaire de la CENI prévient que « tout contrevenant de ce code sera poursuivi. La CENI ira jusqu’au bout pour sanctionner cet organe de presse qui ne respecte pas ces principes ».

Le document final retouché par les journalistes présents à l’atelier sera adopté dans les prochains jours par les responsables des médias qui justement étaient absents. Ces principes seront ensuite traduits en langue nationale pour permettre à tous les journalistes et les animateurs de bien s’acquitter de leurs devoirs. Reste à savoir si cette exigence déontologique sera scrupuleusement appliqué aux médias publics, à commencer par la Radio et Télévision nationale, dont le super Président directeur général, Djaffar Mohamed Ahmed Mansoib est lui-même candidat pour la circonscription de Mitsamiouli Mboudé. Tout comme le ministre de l’intérieur chargé de l’Information, Hamidou Bourhane.

A.A. Mguéni
031109/aaù/hzkpresse/18h00

Elections législatives. Les femmes affutent leur communication

Publié le 04/11/2009 à 15:46 par webcomores
Elections législatives. Les femmes affutent leur communication
Les commissions électorales insulaires (Cei) ont acheminé en tout 331 dossiers de candidatures à la structure mère, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), laquelle les a transmis, suivant la procédure, à la Cour constitutionnelle pour validation. Ce sont 662 comoriens, titulaires et suppléants, qui prétendent solliciter les suffrages des électeurs dans leurs circonscriptions électorales respectives à Mwali, Ndzuwani et Ngazidja. En attendant la décision de la Cour, 144 concurrents, avec leurs colistiers, s’apprêtent à monter sur les starting-blocks pour se lancer au marathon vers Hamramba, siège du parlement fédéral, contre 187 aux épreuves de semi-marathon pour accéder aux hémicycles des conseils insulaires

Source: Alwatwan

Comores Info/IMIS. Le pays dispose de son outil de base de données officielle

Publié le 04/11/2009 à 15:45 par webcomores
Comores Info/IMIS. Le pays dispose de son outil de base de données officielle
Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi a procédé au lancement officiel de la base de données “Comores-Info/IMIS” lors d’une cérémonie tenue au siège du Commissariat Général au Plan hier, mardi 3 novembre. Avec cette base de donnée “ notre pays se dote aujourd’hui, d’un outil efficace qui favorisera la planification dans les différents secteurs socio-économique et démographique du pays”, a soutenu le chef de l’Etat, dans son allocution. Cet outil statistique “a mobilisé la Direction nationale de la statistique appuyé par le Système des Nations Unis à travers un programme conjoint, baptisé appui conjoint à la mise en place d’un système performant d’information et d’aide à la prise de décision”, a expliqué la commissaire générale au plan, Alfeine Soifiat Tadjiddine, au moment de la présentation de la dite base de donnée. Ce travail a été placé sous la supervision du secrétaire général du gouvernement, Nourdine Bourhane, qui a ouvert cette cérémonie.

Source: Alwatwan

Conflits sociaux:Interview de Chabane Mohamed, dirigeant syndical

Publié le 27/10/2009 à 14:38 par webcomores
« Nous refusons d’être les boucs émissaires des querelles politiques interminables »

Moroni, mardi 27 octobre 2009 (HZK-Presse) – Avant de prendre son vol pour Anjouan où il doit assister à un atelier de formation destiné aux leaders syndicaux, Chabane Mohamed, le Secrétaire national à l’organisation de la Confédération des Travailleurs Comoriens (CTC) a accepté de répondre aux questions de La Gazette et HZK-Presse. Dans cette interview, il brosse un tableau assez inquiétant de la situation salariale des fonctionnaires comoriens en général. Pour lui, il est inadmissible que l’Etat s’autorise de sauter d’un trait de plume « 6 mois de salaires en 2009 ».

Question : Quelle est la situation actuelle au niveau des salaires ?

Chabane Mohamed : Les fonctionnaires comoriens continuent de subir le cynisme politique de nos gouvernants. Six mois de salaires sont sautés en 2009, le programme FRPC est validé par le FMI et pourtant les salaires ne sont pas payés régulièrement. Le gouvernement ne respecte pas son engagement de payer avant le 15 de chaque mois au plus tard. Et puis, pourquoi un petit mois de salaire alors que le Ministre de la fonction Publique nous a dit qu’il y a deux mois de salaires ? Nous sommes sûrs que les recettes sont détournées à des fins électorales, car elles rentrent.

Question : Peut-on dire que le mécanisme convenu de sécurisation du paiement des salaires est interrompu ?

C.M. : Nous voulons êtes payés, un point c’est tout. Est-ce trop demander ? Ne trompons pas les fonctionnaires, ne les instrumentalisons pas. Si on veut payer, on peut payer. Le Vice- Président Ikililou Dohoinine ne peut pas continuer à nous faire souffrir comme il le fait.

Question : Qu’est-ce qui explique ce blocage dans le paiement des salaires et comment sortir de l’impasse ?

C.M. : Pour nous, ce blocage est la preuve que nos gouvernants, toutes tendances confondues (Union et iles), sont insensibles aux souffrances des travailleurs comoriens. Le salaire est un droit et ne doit en aucun moment être utilisé instrumentalisé politiquement : le gouvernement de l’Union ne peut pas se contenter de dire que l’argent est versé alors que les fonctionnaires ne l’ont pas perçu. Et en bloquant les états de salaire des fonctionnaires exerçant sous l’autorité du gouvernement de Ngazidja cela ne pénalise pas Sambi mais les agents de l’Etat. Nous refusons d’être victimes de leurs querelles interminables. Les comoriens ne leur ont pas accordé leur confiance pour qu’ils aggravent leur misère !

Question : Le gouvernement a-t-il ouvert des négociations avec la CTC, suite à la mobilisation nationale du 13 octobre dernier et à votre appel de 48h d’arrêt de travail ?

C.M. : Le gouvernement n’a pas bougé le petit doigt. Nous sommes satisfaits de la mobilisation et l’appel à l’arrêt de travail de 48h a été largement suivi. Nous allons à Anjouan pour un atelier national de formation syndicale, en partenariat avec le Bureau International du Travail, du 28 au 30 octobre 2009. Dès notre retour, nous chercherons à rencontrer les différents Ministres, à commencer par celui chargé des Finances. Nous affinons notre plate- forme revendicative pour l’occasion. Si leurs réponses sont satisfaisantes, tant mieux, sinon nous mobiliserons encore les travailleurs pour une autre action d’envergure.

Propos recueillis par A.Nabahane
271009/an/hzkpresse/6h00

Economie à Ngazidja :Bientôt un marché tournant à bas prix

Publié le 27/10/2009 à 14:14 par webcomores
Moroni, lundi 26 octobre 2009 (HZK-Presse) – L’idée est originale et mérite encouragement. Le 31 décembre prochain, l’île de Ngazidja lance un marché tournant ou « Shindo sha rahissi ». Le processus consiste à réunir les vendeurs dans un même endroit pour exposer leurs marchandises à des prix les plus bas possibles. « On compte sur les marchandises en fin de série ou ceux qui veulent faire un déstockage. C’est une période de solde mais qui rassemble tous les commerçants au même endroit », explique Rachid Ali, directeur des affaires économiques et du commerce intérieur de Ngazidja.

Le marché à ciel ouvert se tiendra chaque dernier weekend du mois dans une ville ou un village de l’île. Moroni lance les festivités dès la fin de ce mois d’octobre. « Ce marché doit durer toute l’éternité. Il doit permettre de relancer la consommation car on a constaté que c’est seulement pendant le mois de ramadan que les gens consomment le plus. On ne peut pas égaler cette période mais il va pousser à une révolution dans les habitudes de consommation. Le marché va aussi orienter les circuits commerciaux », poursuit le directeur des affaires économiques qui est en place depuis 3 mois.

Dans ce marché, il n’y aura pas seulement du textile, du prêt à porter ou des l’électroménager, les associations des agriculteurs et des pêcheurs ont bien aussi accueilli l’idée. La nourriture aura une bonne dans cette expérience qui va commencer au Comores mais qui existe dans plusieurs pays. Le marché n’est pas réservé à une catégorie particulière. N’importe qui peut participer à condition de vendre mois chère.

« Pour participer, il faut s’inscrire. Il y a des formalités à faire pour mieux contrôler les vendeurs », rappelle Rachid Ali. Pour justement s’assurer que les produits sont vendus à prix très bas, les organisateurs vont utiliser le concept de « Prix psychologique ». « Nous allons regarder les produits et imaginer combien ils devaient coûter. Tout le monde a une idée des marchandises qui se vendent ici. Les prix ne doivent pas excéder un certain seuil », prévient le responsable du commerce intérieur.

Les organisateurs veulent aussi barrer la route aux voleurs. Ils imposent « des attestations d’appartenance » aux vendeurs de produits électroménagers. « Ce sont des documents qui peuvent être délivrés par le maire ou le préfet pour s’assurer que le produit lui appartient ». Il est prévu une taxe pour les vendeurs. Celle-ci va servir à financer le nettoyage du marché et le ramassage des ordures qui seront laissés par les usagers.

A.A. Mguéni
261009/aam/hzkpresse/18h00

Conférence de presse du parti Ridja

Publié le 23/10/2009 à 15:00 par webcomores
« Nous allons mener une campagne avec deux objectifs : législatives et présidentielles »

Moroni, vendredi 23 octobre 2009 (HZK-Presse) – Le parti Ridja de l’avocat Saïd Larifou a tenu une conférence de presse à son siège, hier après midi, afin de livrer son point de vue par rapport à l’actualité politique du pays. Plusieurs points ont été abordés au cours de cette rencontre, notamment les législatives en cours. Un rendez vous électoral dont ce parti politique de l’opposition s’est montré disposé à envoyer « un nombre important de candidats dans les trois îles de l’Union des Comores», sans plus de précisions.

« Il y a des circonscriptions où le parti Ridja fera alliance avec l’opposition dès le premier tour et d’autres où nous soutiendrons le mieux placé d’entre nous au second tour », a expliqué Larifou. Mais, dés à présent, le leader du parti Ridja attire l’attention de la population sur « les visées réelles du régime en place à travers ces élections ». « Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un moyen pour détourner notre attention sur l’objectif principal, c'est-à-dire, la présidence tournante de 2010 », a avancé Saïd Larifou, entouré de ses collaborateurs. Bref, « une élection présidentielle maquillée en législative », a-t-il balancé.

« La principale mission des futurs parlementaires c’est la validation de la prolongation du mandat du président Sambi », a-t-il ajouté. Et pourtant, l’échéance de 2010 s’avère nécessaire pour la préservation de l’unité nationale. C’est pourquoi le Ridja s’est déclaré déterminé à défendre cette alternance démocratique en faveur de Mohéli. Et pour arriver à ces fins, les responsables du parti ont décidé de lancer, à partir d’hier, deux pétitions visant à cet objectif.

L’une est intitulée « pétition nationale pour une transition démocratique en mai 2010 » et l’autre « consultation populaire et nationale pour une alternance démocratique aux Comores en mai 2010 ». Selon, Saïd Larifou, les formulaires à remplir par les pétitionnaires, c’est à dire toutes les personnes qui aspirent à une alternance démocratique en 2010, seront distribués dans tous les villes et villages de l’archipel afin de recueillir le maximum de signatures. « Nous espérons obtenir pas moins de 150 000 signatures », a-t-il fait savoir.

Ces pétitions seront ensuite envoyées dans les instances internationales comme l’Onu, l’Ua, la Coi, etc. « Notre objectif c’est le changement de régime. Nous voulons mettre fin au régime du président Sambi l’année prochaine », a déclaré le leader du parti Ridja. Ainsi, au cours de la bataille pour les législatives le Ridja compte « mener une campagne avec deux objectifs : législatives et présidentielles ».

Au cours de cette rencontre avec les journalistes, Larifou s’en est violement pris au président du groupe Comoro Gulf Holding, le comparant au mercenaire Bob Denard. « Au temps du règne des mercenaires de Bob Denard des gens se sont mobilisés pour lutter contre leur pouvoir. Aujourd’hui, notre Bob Denard à nous s’appelle Bashar Kiwan », a lancé l’avocat Saïd Larifou, qui dénonce les pratiques de ce gros investisseur.

« Notre pays est aujourd’hui devenu une plate forme pour les opérations suspectes. Il est devenu une poubelle. Il nous faut mettre fin à cela », a dénoncé cet ancien candidat à la présidentielle de Ngazidja. Avant de conclure : « nous sommes déterminés à lutter contre tous ceux qui veulent installer une forme de mercenariat dans ce pays ».

S.A.
231009/sa/hzkpresse/13h00



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